La guerre de Trump : Taxons les superprofits des géants de l’énergie

Que ça soit pour chauffer votre logement, pour faire le plein de votre voiture ou pour remplir votre caddie ; que vous soyez une mère isolée en Pologne, un étudiant en Italie ou un demandeur d’emploi au Danemark : tout le monde est touché par la hausse des prix de l’énergie en Europe. 

La guerre irresponsable déclenchée par Trump et Netanyahou en Iran a fait exploser les prix du pétrole et du gaz.

Les grands gagnants, ce sont les géants du pétrole et du gaz, leurs PDG et les milliardaires de la finance qui spéculent et engrangent des profits records. Tout ça parce que nous sommes toujours prisonniers d’une société qui dépend d’une énergie importée de pays autoritaires.

Notre solution : taxer les superprofits des grands pollueurs et utiliser l’argent récolté pour financer le développement d’une énergie locale et renouvelable issue du soleil et du vent. Non seulement cela fera baisser les factures de toute le monde, mais cela nous permettra d’être moins dépendants d’une énergie polluante importée de pays peu fiables.

C’est simple, n’est-ce pas ? Si vous êtes d’accord avec nous, rejoignez notre appel !

Nous demandons à la Commission européenne d’introduire une taxe sur ces bénéfices exceptionnels d’au moins 50 %, calculée sur la base des profits moyens des dernières années.

Une partie de ces bénéfices pourraient ainsi aider les citoyennes et les citoyens européens à passer la crise actuelle. C’est juste du bon sens !

Le reste sera utilisé pour financer les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’électrification, le développement des réseaux, du stockage et de la flexibilité. C’est la seule solution durable.

« En finançant des projets éoliens et solaires et en encourageant l’isolation des logements et l’utilisation de batteries, nous nous libérons de ces hausses de prix qui mettent à mal la sécurité financière des familles. »

La guerre de Trump en Iran fait exploser les prix de l’énergie

Les attaques de Trump et Netanyahou sur l’Iran ont déclenché une guerre au Moyen-Orient qui a entraîné le plus grand choc pour l’approvisionnement en énergie de l’Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le cessez-le-feu annoncé n’a, jusqu’à présent, rien changé. La situation autour du détroit d’Ormuz reste incertaine, le transport maritime est toujours menacé et il n’y aucun signe de baisse significative des prix.

Cette guerre nous montre clairement combien l’Europe est toujours dépendante des importations d’énergies fossiles qui viennent souvent de pays dirigés par des régimes autoritaires. Cette dépendance nous touche directement que cela soit à la pompe ou au moment de payer nos factures de chauffage. Elle touche également notre industrie.

Depuis le début de la guerre, l’Union européenne a dépensé près de 6 milliards d’euros en plus sur les 400 milliards d’euros annuels pour importer des combustibles fossiles. Les chercheurs prédisent que les entreprises pétrolières américaines vont faire plus de 56 milliards d’euros de bénéfices supplémentaires cette année si les prix ne baissent pas.

Alors que les citoyennes et les citoyens européens peinent encore à se remettre de la crise énergétique de 2022, les risques qu’une nouvelle crise de l’énergie éclate sont réels et croissants. Personne ne sait combien de temps cette situation va durer. Pendant ce temps, la pression monte sur la Commission européenne. Les gouvernements et l’industrie lui demandent d’agir rapidement face à la hausse des prix de l’énergie.

Pour le groupe Verts/ALE au Parlement européen, la priorité est claire : toute mesure de court-terme doit s’accompagner d’une accélération de la transition vers les énergies renouvelables, de l’amélioration de l’efficacité énergétique et d’une réduction de notre dépendance aux énergies fossiles.

L’UE doit prendre des mesure pour nous libérer enfin de notre dépendance énergétique

Jusqu’ici, la plupart des mesures proposées, comme baisser le prix des émissions de carbone ou plafonner les prix, manquent leur cible. Elles sont calibrées pour protéger les grandes industries à forte intensité énergétique, mais elles n’apportent que peu de répit aux ménages vulnérables et aux petites entreprises, soit celles et ceux qui ont le plus besoin de soutien. Parallèlement, leur rayon d’action reste trop restreint, de court-terme et trop conventionnel. Par ailleurs, elles ne prennent pas en compte les solutions innovantes telles que les communautés d’énergie citoyennes – défendues par le groupe Verts/ALE – qui redonnent le pouvoir aux citoyennes et aux citoyens.  

En se concentrant sur des mesures immédiates pour réguler les prix, la Commission européenne risque de passer à côté des vraies raisons de la crise : la dépendance énergétique de l’Europe aux importations de combustibles fossiles.

Les géants des énergies fossiles font des superprofits pendant que nous avons du mal à payer nos factures

La situation est extrêmement injuste. Pendant que les citoyennes et les citoyens ont du mal à payer leurs factures, les géants des énergies fossiles font des superprofits. Depuis le début de la guerre, les entreprises comme TotalEnergies, ExxonMobil ou Chevron ont vu le prix de leurs actions augmenter significativement. En 2024 déjà, les cinq plus grandes entreprises pétrolières avaient fait plus de 100 milliards de dollars de profits. Avec des prix qui vont très probablement augmenter encore, ses superprofits pourraient s’accroître encore plus dans les prochaines années.

Pour le groupe Verts/ALE, c’est inacceptable ! La crise ne peut pas être utilisée pour protéger les pollueurs ou faire exploser leurs profits. Elle doit être un tournant pour accélérer la transition vers une énergie propre et accessible pour toutes et tous.

Bas Eickhout 🇳🇱
Terry Reintke 🇩🇪

Coprésidents – Les Verts/ALE au Parlement européen

Michael Bloss 🇩🇪
Saskia Bricmont 🇧🇪

Christina Guarda 🇮🇹
Vicent Marzà 🇪🇸

Sara Matthieu 🇧🇪
Lena Schilling 🇦🇹
Marie Toussaint 🇫🇷

Députés au Parlement européen – Les Verts/ALE

Pendant que l’Europe se prépare à une hausse exceptionnelle des prix de l’énergie, nous voyons le peuple iranien souffrir d’une répression sans précédent, c’est une économie en lambeaux auxquelles s’ajoute maintenant un conflit qui s’intensifie. La paix et la sécurité ne peuvent pas être obtenues par la force. L’escalade régionale met désormais des millions de vies en danger.

La réponse européenne ne doit pas être faite que pour protéger les populations européennes. Elle doit aussi soutenir celles et ceux qui sont directement touchés par la guerre et la répression dans la région. Le peuple iranien a le droit de choisir son propre avenir.

✅Oui, taxons les superprofits des géants du pétrole et du gaz