En Europe, nous sommes tous d’accord pour dire que défendre ce qui est juste et dénoncer les responsables ne devrait pas vous exposer au risque de tout perdre. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de génocide et de crimes de guerre.
Cependant, si vous osez critiquer Trump, son régime ou ses alliés comme Israël, vous courez le risque de subir leurs représailles.
Les juges qui poursuivent les auteurs de crimes de guerre et les organisations de défense des droits humains qui les documentent — en Ukraine, à Gaza et ailleurs — sont ainsi attaqués pour leur travail..
Et les conséquences peuvent être lourdes : les personnes visées par les représailles de l’administration Trump ne peuvent plus payer leur loyer, faire leurs courses, souscrire une assurance maladie, réserver une chambre d’hôtel ou un billet de train — car les banques, les assureurs et les entreprises préfèrent rompre tout lien plutôt que de risquer une amende de la part de Washington.
Documenter un génocide ne devrait jamais vous coûter votre compte bancaire.
Rassembler des preuves de crimes de guerre ne devrait jamais vous couper de votre propre argent.
Dénoncer les responsables de crimes contre l’humanité (et leurs complices) ne devrait jamais vous placer sur la même liste noire que les terroristes d’Al-Qaïda ou de Daech.
C’est pourtant exactement ce qui arrive aux juges, aux organisations de défense des droits humains et aux experts de l’ONU — comme Francesca Albanese — qui mènent ce travail.
L’Union européenne dispose d’un outil législatif pour contrer l’intimidation de Trump et de ses acolytes : la « Loi de blocage » (“Blocking Statute” en anglais). Mais jusqu’à présent, elle ne s’en sert pas et laisse ces personnes livrées à elles-mêmes. Avec de graves conséquences personnelles pour des personnes comme la rapporteuse spéciale des Nations unies Francesca Albanese, les juges de la Cour pénale internationale et les personnes travaillant pour des ONG.
Nous appelons les décideurs européens à s’opposer aux manœuvres d’intimidation de Trump et à activer cette « Loi de blocage ». Nous portons déjà ce combat à l’échelon européen. Vous pouvez nous aider en envoyant un e-mail à au ministre des Affaires étrangères, et le président de la Commission européenne.
Jaume Asens 🇪🇸
Saskia Bricmont 🇧🇪
Maria Ohisalo 🇫🇮
Nela Riehl 🇩🇪
Mounir Satouri 🇫🇷
Benedetta Scuderi 🇮🇹
Villy Søvndal 🇩🇰
Tineke Strik 🇳🇱
Députés européens du groupe Verts/ALE
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